Le bicentenaire peut être l'occasions de s'attarder sur une pratique de la photographie dont paradoxalement on parle peu : celle de tout le monde, la photographie de tous les jours. J'ai pratiqué de façon assez intense une photographie amateure qui est allée d'une sorte de photographie de quartier à une photographie de plateau, en bénévole, autour d'activités d'associations et de compagnies de spectacle vivant, sans oublier bien sûr la photo de famille. Cette pratique a fait grandir une intuition : la photo de tous les jours est beaucoup plus qu'un passe-temps insignifiant. Je regrette qu'elle soit presque totalement oubliée le cadre du bicentenaire. J'ai essayé de rédiger ces textes pour souligner l'importance de cette pratique photographique pour le vivre ensemble que la photographie artistique. (N.B.: j'ai beaucoup d'admiration pour de "grands photographes") Claude Boisnard